lundi 9 novembre 2009

Chute de mur : un de perdu, dix de retrouvé

Chute de mur : un de perdu, dix de retrouvé



Nous célébrons actuellement la chute du mur de Berlin. Moment d’intense émotion, de fol espoir. Et cruelle désillusion de voir le résultat : les occidentaux avides de mettre la main sur de nouveaux marchés, l’empressement des anciens bureaucrates et de leurs successeurs à se convertir à l’économie de casino.


Ce que l’ivresse de ce soir de novembre cachait mal, c’est la rapidité avec laquelle le capitalisme allait ériger de nouveaux murs, réels ou virtuels, creusant partout les inégalités entre les humains, mis en concurrence généralisée.


Alors qu’on a beaucoup parlé du « village global », jamais la planète n’a été autant hérissée de barrières. Entre les Etats-Unis et le Mexique, l’Israël et la Palestine, le Bostwana et le Zimbabwe, la Chine et la Corée du Nord, pour n’en citer que quelques uns. Sans oublier les enclaves européennes de Ceuta et de Melilla destinées à rassurer les protégés de Sarkozy et Hortefeux.


Plus que jamais, l’heure est à faire tomber tous les murs, solides, virtuels, imaginaires. Jusque dans nos têtes.


Pour se dire que vraiment un autre monde est urgent !


(de la part d'un ami de Christian DARCEAUX, des AMD de Bobo-Dioulasso)

mardi 6 octobre 2009

Béatitudes pour un temps de crise

Béatitudes pour un temps de crise


Bienheureux ceux qui ont choisi de vivre sobrement pour partager, ou qui risquent de s'appauvrir en investissant

pour créer des emplois :

car ils se comportent fraternellement comme des fils de Dieu.


Bienheureux les banquiers, les commerçants et les courtiers,
qui ne profitent pas de la pénurie
pour augmenter leurs gains, même de façon légale,
car ils savent où est leur vrai trésor.


Bienheureux les hommes politiques et syndicaux
qui s'attachent à trouver des solutions réalistes au chômage,
car ils vivent une fraternité étendue.

Bienheureux serons-nous quand nous cesserons de dire :
«Si je ne tire pas profit de la situation, un autre le fera» ;
quand nous cesserons de penser :
«Quel mal y a-t-il à frauder puisque tout le monde le fait ?»

la vie en société sera alors
une anticipation du bonheur du Royaume des Cieux.

Paul Abela

(repris par Eur'écho du 6/10/2009)


samedi 3 octobre 2009

Immigration: prendre notre part de la misère du monde

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70e anniversaire de la Cimade
Inventer une politique européenne de l’hospitalité
26-09-09, Strasbourg

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Intervention de Michel Rocard
en introduction à la Table Ronde:
« Quel accueil de l’autre dans le monde de demain ? »



Chers amis,

La France et l’Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde !

Permettez-moi, dans l’espoir, cette fois-ci, d’être bien entendu, de le répéter :
la France et l’Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde,
c’est-à-dire de ces migrants courageux qui, prenant tous les risques, y compris celui de leur vie, viennent frapper aux portes des pays les plus riches dans l’espoir d’échapper à une destinée misérable pour eux-mêmes et leurs enfants dans leur pays d’origine.
Que nous ne puissions à nous seuls prendre en charge la totalité de la misère mondiale ne nous dispense nullement de devoir la soulager autant qu’il nous est possible.

Il y a vingt ans, venu participer en tant que Premier Ministre au Cinquantenaire de la Cimade, j’ai déjà voulu exprimer la même conviction. Mais une malheureuse inversion, qui m’a fait évoquer en tête de phrase les limites inévitables que les contraintes économiques et sociales imposent à toute politique d’immigration, m’a joué le pire des tours :
séparée de son contexte, tronquée, mutilée ma pensée a été sans cesse invoquée pour soutenir les conceptions les plus éloignées de la mienne. Et, malgré mes démentis publics répétés, j’ai dû entendre à satiété le début négatif de ma phrase, privé de sa contrepartie positive, cité perversement au service d’idéologies xénophobes et de pratiques répressives et parfois cruellement inhumaines que je n’ai pas cessé de réprouver, de dénoncer et de combattre.

Je veux espérer qu’aujourd’hui, vingt ans après, pour le 70e anniversaire de la grande Cimade, placé sous ce titre magnifique :
« Inventer une politique européenne d’hospitalité »,
on voudra bien retenir ma conviction que c’est bien là notre tâche aujourd’hui :
non pas penser d’abord à dresser des frontières sécuritaires face aux migrants mais, au contraire, être capables d’assumer, dans une politique concertée responsable, notre devoir d’hospitalité - parce que la France et l’Europe peuvent et doivent accueillir toute leur part de la misère du monde !

....lire la suite dans le journal Libération

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Cristaux

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Cristaux

Quelle merveille ! La nature a façonné ces merveilles extraordinaires au plus profond de failles insoupçonnées…



Et voilà que pour le plaisir de nos yeux, des « chercheurs de cristaux » ont découvert cette pierre stupéfiante et l’offrent à notre contemplation…
Mais combien d’autres, plus belles encore sans doute, resteront à jamais cachées dans les entrailles de la terre, juste pour le plaisir de Dieu.

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Altitude

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Altitude



Quand on part en montagne et que l’on marche vers les sommets, c’est l’espérance d’un paysage magnifique à l’arrivée qui nous fait trouver la force de grimper… Mais ce paysage, il n’est pas toujours donné : il faut parfois scruter une déchirure de nuage ou de brume pour essayer de l’entrevoir… Et parfois même, rien n’est donné à voir pour ce jour là.



Au bout de l’effort, et dans tous les domaines, autant matériels que spirituels, le résultat attendu n’est pas toujours là ! Parfois, il va au-delà de toute espérance. Impossible de se dispenser de l’effort, mais le résultat est souvent cadeau et gratuité.


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lundi 28 septembre 2009

eau si abondante ici, si précieuse là bas


Quand on revient d’Afrique, d’un pays où pendant des mois, l’eau est une ressource rare et si appréciée, on ne peut être qu’émerveillé devant tant de cascades qui sans cesse déversent une eau claire et limpide venue de là haut, dans la montagne… Et cela ne cesse pas.
Merci mon Dieu pour cette eau si abondante ici !



Et c’est vrai qu’il n’y a pas d’égalité dans la distribution des ressources de la nature mises à la disposition des hommes… Seul le partage peut contribuer à adoucir ces inégales répartitions.
Merci mon Dieu, pour tous ceux qui acceptent de partager !

Quand j’entends le directeur de NESTLE dire que l’eau a toujours un coût et qu’il est anormal de ne pas la payer, je ne peux m’empêcher de penser à ce que je lis dans mes écritures : « Venez, buvez gratuitement, mangez gratuitement… » Dieu veut le monde autrement et nous le fait savoir par les prophètes !
Mon Dieu, délivre nous des multinationales!

Et puis, il y a aussi cette obligation de ne pas gaspiller cette eau si précieuse quand on sait que d'autres n'y ont pas accès

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samedi 26 septembre 2009

Inondations dans la paroisse de Zaba, au Burkina

PLUIES DILUVIENNES AU NAYALA

7 morts et près de 2000 sinistrés (lundi 21 septembre 2009)

"Le Pays" : Quel est l’état des lieux dans le Nayala après les pluies diluviennes du mois de septembre ?

Halidou Zamtako : La catastrophe a démarré dans notre province le 3 septembre 2009. Jusqu’à nos jours (NDLR l’interview a été réalisée le 14 septembre), la province connaît de très grandes pluies qui ont occasionné un vrai désastre dans au moins trois communes que sont Gassan, Kougny et en grande partie Yé. Cette dernière est la plus touchée. A la date du 11 septembre, nous avons enregistré sur l’ensemble des 6 communes que compte la province, 7 morts, 13 blessés graves, 382 habitations détruites et 1861 sinistrés. Une grande partie des blessés a été évacuée au CHR de Dédougou. La situation s’est quelque peu aggravée parce que certaines habitations qui tenaient debout s’écroulent de jour en jour. Il y a des villages qui sont complètement rasés. Les sinistrés ont été logés dans des écoles. C’est dire que la province est fortement touchée. Contrairement à Ouagadougou où il y a eu une seule pluie de près de 300 mm, notre province a enregistré plus de 350 mm en 5 jours de pluie. Avec des habitations bâties en banco et enduites de ciment, vous comprenez tout le désastre.

http://www.lepays.bf/spip.php?article63