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jeudi 21 mai 2009

En économie, je ne suis pas "libéral"

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Je ne suis pas "libéral" en économie, plutôt régulateur...

Je ne suis pas libéral, c'est-à-dire adepte, en l’absence de lois, de la seule loi du plus fort, de la loi de la jungle ;

Je ne suis pas libre-échangiste dans un marché mondial totalement dérégulé qui ne fait qu’écraser les plus pauvres et enrichir les plus riches ;

Je suis "régulateur", persuadé que les lois et règlements peuvent arracher l’homme à la barbarie qui ne cesse de le menacer.

La liberté de circuler en paix est venue grâce au code de la route… (Et la Rolls Royce s’arrête au feu rouge pour laisser passer le vélo au feu vert !) qu’il en soit ainsi de toutes les activités sociales.

L’émission de la monnaie, réelle ou virtuelle, est un privilège régalien et doit le rester.
En aucun cas, les banques privées ne peuvent « émettre » de la monnaie sans le contrôle rigoureux de l’Etat.

Les piliers de la cohésion sociale doivent être protégés à tout prix:
Je suis favorable à la retraite par répartition, l’indemnisation du chômage, la sécurité sociale, le code du travail, je m’oppose à la promotion de l’assurance privée et individuelle. J'aime toute forme de solidarité active et transparente... J'aime beaucoup moins l'individualisme...

Placer l’homme avant le profit
Mettre l’économie au service de l’homme

... Ces mots,mis rapidement sur papier pour répondre à une question qui m'était directement adressée, me paraissent, après coup dire assez bien quelque chose de ma pensée...

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mardi 2 septembre 2008

Aux sources de la pensée unique :

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" Toute nation qui, par des tarifs douaniers protecteurs et des restrictions sur la navigation, a élevé sa puissance manufacturière et navale à un degré de développement tel qu’aucune autre nation n’est en mesure de soutenir une concurrence libre avec elle, ne peut rien faire de plus judicieux que de larguer ces échelles qui ont fait sa grandeur, de prêcher aux autres nations les bénéfices du libre-échange, et de déclarer sur le ton d’un pénitent qu’elle s’était jusqu’alors fourvoyée dans les chemins de l’erreur et qu’elle a maintenant pour la première fois, réussi à découvrir la vérité. "

Friedrich List, économiste, 1840


« Pendant des siècles, l’Angleterre s’est appuyée sur la protection, l’a pratiquée jusqu’à ses plus extrêmes limites, et en a obtenu des résultats satisfaisants. Après deux siècles, elle a jugé commode d’adopter le libre-échange, car elle pense que la protection n’a plus rien à lui offrir. Eh bien, Messieurs, la connaissance que j’ai de notre pays me conduit à penser que, dans moins de deux cents ans, lorsque l’Amérique aura tiré de la protection tout ce qu’elle a à offrir, elle adoptera le libre-échange. »

Ulysses Grant, président des États-Unis de 1868 à 1876


(Cité par Le Monde diplomatique du mois de décembre 2005)