mercredi 10 décembre 2008
jeudi 4 septembre 2008
A l’occasion de mon anniversaire (le 200° post)

J’essaye un poème…
Il y a 58 ans… C’était le 30 août, à 20 heures,
Dans une petite, toute petite ferme de la rue des patureaux,
A Aingeray, « quelque part en Lorraine ».
Il pleuvait encore en cette fin d’été
Et les moissons n’étaient pas entièrement rentrées,
Ma mère pleurait.
Ils m’ont fait un jour, rejouer ma naissance :
« Mon Dieu, qu’il faisait froid »
Et je suis entré dans ce monde inquiétant,
Marqué déjà par le souci de demain
J’étais en ce temps le quatrième,
Sept autres sont venus après, mais pas tous à la ferme !
Les pages de la vie se tournent, tournent très vite,
Et déjà beaucoup sont partis, trop vite,
Avec qui j’ai marché au fil de mes jours.
Ils me sont en ce jour tous présents.
Bernadette ma soeur avait 19 ans
Et la maman de maman 102 !
La longueur des années, c’est juste un cadeau,
A recevoir, les deux mains ouvertes,
Nous n’y pouvons, ma foi, rien
Sauf nous en émerveiller chaque matin
Juste dire un immense merci à la vie qui vient,
Et à l’Auteur de la Vie, simplement merci.
Je fête ce nouvel anniversaire
Ici, au milieu de ceux que j’aime,
Que je sers et avec qui je vis aujourd’hui
En terre africaine si douloureuse et joyeuse.
58 ans, c’est plus que l’espérance de vie ici,
C’est déjà une autre vie, une deuxième vie.
Mais c’est mille fois promis,
Si Dieu me prête vie, l’année prochaine,
Je le fêterai avec vous qui m’êtes aujourd’hui si loin
Vous tous qui ne m’oubliez pas là bas.
Vous tous de cet autre pays que je n’oublie pas :
Le temps et les distances n’ont pas réussi à nous séparer.
S’il est un vœu que je veux faire,
Pour le temps qui me sera encore offert,
C’est d’essayer d’aimer plus, d’aimer mieux.
C’est d’ouvrir les yeux sur la misère
Pour lutter et la combattre.
Pour que chaque homme puisse vraiment vivre.
Et d’ouvrir les yeux sur la beauté du monde,
Pour sans cesse m’en émerveiller.
Et me préparer à la rencontre de l’Eternel Amour
Qui me rassasiera de Vie pour toujours
Bien plus que je ne pourrais l’espérer
Avec tous ceux que nous avons aimés
A Koudougou, le 30-08-2008
Jacques Lacour ( jacqueslacourbf@yahoo.fr )
dimanche, 31 août 2008
80° anniversaire de l'installation des pères blancs à Kouy (Tougan)

Philatéliste passionné, il m'arrive de faire de petites acquisitions sur ebay. Je viens de trouver cette lettre (achetée à cause de l'enveloppe et du timbre malgré le point de rouille), mais quelle ne fut pas ma surprise d'y trouver la correspondance suivante qui me permet de célébrer avec vous le 80° anniversaire de l'installation de la première équipe de pères blancs à Kouy --localité à une vingtaine de kilomètres de Tougan -- mission qui fut transférée quelques années plus tard à Tougan
Tougan, ce mardi 15 mai 1928,
Ma chère maman,
… Nous venons de faire une tournée de 8 jours dans la pleine brousse qui est bien vilaine ici ; brousse sèche, rase, pleine d’épineux, il manque d’eau ! La pluie ne se décide pas à tomber, la chaleur est de plus en plus écrasante : c’est anormal ! 39° environ sous la véranda Nord ; 36 ou 37° à 9 heures du soir. Un soleil de plomb. Malgré cela nous avons chassé un peu en tournée. Mais ce n’est pas intéressant. Nous nous portons très bien ; rentrés hier soir à onze heure du soir ;
ce matin, nous avons déjeuné et passé l’après-midi à Kouy où la mission qui est toute récente (puisque les Pères logeaient au campement) s’installait dans leur nouveau bâtiment, jolie fête de famille : il y avait 2 pères de la mission de Toma, les 2 pères et le frère de Kouy et ns deux. J’avais apporté le champagne, le dessert, l’apéritif et nous avons passé un moment charmant.
La semaine prochaine, nous avons quelques passagers et sorties et le 24, le Gouverneur Général à déjeuner. Jamais il n’est venu à Tougan ; je ne sais pas ce qui lui prend de venir cette fois-ci. Je suis empoisonnée parce qu’il est si difficileet je n’ai pas un légume vert (il ne mange que cela). J’ai quelques petites tomates rabougries et pas mûres et un bouquet de persil tous les matins. Nous nous mangeaos des haricots indigènes, du riz, des nouilles, des pommes de terre en fait de légumes, mais je ne sais si cela lui ira aussi bien…
Je vous embrasse de tout cœur,
Marie
vous pouvez consulter mon blog philatélique à l'adresse suivante:
http://jacqueslacourbf.blogspot.com/2008/01/histoire-postale-de-la-haute-volta-et.html
mercredi 3 septembre 2008
Le Père Gabriel Pichard

Le père Gabriel Pichard fut pendant 10 ans mon vicaire général
Lorsque j’étais à Zaba de 1979 à 1989.
Il fêtait ce jour là 60 ans de serment missionnaire
60 ans de sacerdoce
Et 60 ans de présence en Afrique !
Au fil d’une longue histoire mouvementée.
1947 : reconstitution de la Haute Volta coloniale (qui avait été dissoute)
1958 : proclamation de l’indépendance
1984 : la Haute Volta devient le Burkina Faso…
150 ans de service missionnaire… à trois !

Ils étaient trois, ce jour là, le 8 décembre 2007, fête de l’Immaculée Conception,
La patronne de notre petite société missionnaire,
à fêter leur jubilé de « serment missionnaire »
Le Père Gabriel Pichard, 60 ans.
Le frère Gabriel Fontaine, 50 ans
Et le père Joseph Clochard, 40 ans….
Une longue fidélité…
Celle de Dieu qui ne nous laisse jamais tomber
Celle de la Parole donnée et de l’Amour…
Etre missionnaires, ont-ils redit tout au long des célébrations,
C’est dire aux gens que Dieu les aime et qu’ils n’ont plus à avoir peur !
mardi 2 septembre 2008
12 septembre 2006: il y a 35 ans

C'était il y a 35 ans aujourd'hui que je suis venu pour la première fois en Haute-Volta, devenue en 1984 le Burkina Faso... Il fallait avoir 21 ans à cette époque (être "majeur") pour pouvoir partir en "coopération" et je les avais depuis une quinzaine de jours... (Deux très belles années d'enseignement à la place d'un an de service militaire dont je ne voulais pas) Et l'aventure a continué, j'y suis encore aujourd'hui... Merci, mon Dieu, pour cette fidélité... Merci aux femmes et aux hommes de ce pays de m'avoir accueilli et de continuer chaque jour à le faire, d'être devenus pour beaucoup des frères et des soeurs... Merci pour ce que vous êtes pour moi, merci pour ce que nous avons pu faire ensemble...