mercredi 18 janvier 2012
Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?
Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l’État de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?
Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?
Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.
Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…
(......)
Il ne peut y avoir deux souverains
Ou bien l’État met sous contrôle la finance ou bien la finance met l’État sous son contrôle. Soit c’est le peuple qui est le souverain (via ses élus), soit c’est le système financier (agences de notation, banques, institutions financières) qui est le souverain, dictant au peuple et à ses élus, la politique à suivre. Et comme conséquence, un pouvoir qu’on ne peut plus sanctionner, puisqu’il n’est pas élu et n’a même pas de "visage". La dépossession progressive de toute latitude monétaire des États ne pose donc pas seulement un problème économique. Elle représente aussi un effroyable déni de démocratie, la volonté et les intérêts des acteurs de la finance primant de facto sur ceux des peuples.
Publié le 18 janvier 2012
Jean-Luc Schaffhauser
Atlantico
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dimanche 1 janvier 2012
Crise de la dette L’Islande est notre Utopie moderne
lire l'article sur:
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1320091-l-islande-est-notre-utopie-moderne
en conclusion:
Toute carte de l’Europe devrait avoir l’Islande comme point de fuite. Cette carte doit se construire avec la certitude que le possible est inscrit dans le réel, au même titre que la nécessité. La nécessité n’est pas seulement une possibilité en plus à l’intérieur du réel. L’alternative existe. L’Islande nous l’a rappelé en proclamant que l’imagination faisait partie de la raison. C’est à la multitude qu’il appartient de définir ce qui est réel et réaliste, en utilisant la possibilité de la différence. De cette manière, nous ne nous contenterons pas de consoler les rêveurs. Au contraire, nous nous appuierons sur une partie de la réalité que la carte du capital voudrait totalement effacer. L’existence d’Utopie en dépend, et avec elle le concept même d’une vie digne d’être vécue.
lundi 14 novembre 2011
Crise financière: l'Euro...
Publié le 14 novembre 2011 sur Atlantico.fr
Comment l'Euro a transformé
l'Espagne et l'Italie
en pays du Tiers-Monde
Alors que les pays européens en difficulté de la zone euro présentent des niveaux d'endettement ou de déficits similaires à ceux du Japon ou de la Grande-Bretagne, pourquoi sont-ils attaqués par les marchés ? Paul Krugman l'un des éditorialistes vedette du New York Times se posait la question en juin dernier. Depuis, il a trouvé la réponse.
En juillet dernier, l'économiste Paul Krugman s'interrogeait sur son blog sur ce qui pouvait sembler au premier abord un non-sens économique : pourquoi les taux d'intérêt des dettes italienne et japonaise divergent-t-ils autant, alors même que les deux pays ont un endettement et une démographie comparables ? Le déficit public est même moins important en Italie, notait Krugman. Et pourtant les obligations japonaises à dix ans étaient alors soumises à un taux d'intérêt de 1,09%, contre 5,76% pour les obligations italiennes.
A l'époque, l'économiste admettait ne pas avoir "la réponse complète". Il l'a manifestement trouvée aujourd'hui. Dans un éditorial également publié par le New York Times, Paul Krugman prédit la fin prochaine de l'euro et en tire quelques conclusions. Pour lui, il ne faut y voir ni la preuve de l'échec de l'État providence ni celle de la nécessité de s'imposer des restrictions budgétaires.
Si l'Italie ou l'Espagne rencontrent aujourd'hui de telles difficultés économiques - dont les sommets atteints par le taux d'intérêt de leur dette sont le symbole - c'est qu'en adoptant l'euro, les deux pays ont abdiqué tout pouvoir en matière de politique monétaire. Or, pour Krugman, c'est précisément ce critère qui détermine le taux d'intérêt appliqué aux obligations d'un pays.
"Dans les faits, l'Espagne et l'Italie se sont réduites au rang de pays du tiers monde, qui doivent emprunter dans une monnaie qui n'est pas la leur. Plus précisément, parce que les pays européens ne peuvent pas imprimer leur propre monnaie, même en cas d'urgence, ils rencontrent des difficultés de financement que les nations qui ont conservé leur propre devise ne connaissent pas - avec les résultats que nous voyons maintenant", écrit-il. En d'autres termes, si aujourd’hui l'intérêt de la dette japonaise s’élève à 1% seulement, contre 7% pour l'Italie, c'est parce que le Japon dispose de sa propre monnaie et des moyens de l'utiliser à sa guise pour soutenir son économie.
Si cette théorie a le mérite de venir contredire l’orthodoxie économique, qui préconise actuellement une rigueur à toute épreuve, elle n'est pas nouvelle, fait remarquer Cullen Roche pour le blog Pragmatic Capitalism. En 1992, Wynne Godley, tenant de la Modern Money Theory, prédisait ainsi : "Si un gouvernement n'a pas sa propre banque centrale pouvant lui signer directement des chèques, il ne peut financer ses dépenses qu'en empruntant sur les marchés, de la même manière que les entreprises, ce qui est sinon impossible, ou du moins très cher, particulièrement dans des conditions d'urgence extrême. Les contraintes budgétaires qui s'appliquent sur chaque gouvernement pourraient alors pousser l'Europe dans une spirale désinflationniste, puis dans une véritable crise".
mercredi 24 août 2011
La crise des ânes
La crise des ânes
Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.
Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.
Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent
Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.
Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.
Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.
Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.
Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?
faites déjà passer cette histoire à votre voisin...
lundi 6 décembre 2010
Le Président Islandais : « On a laissé les banques tomber et on ne s’en porte que mieux »
Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, Olafur Grimsson a dit : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons permis aux banques de faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir ; l’Etat n’a pas porté la responsabilité de la faillite des banques privées. »
Début 2010, lorsque le gouvernement islandais a négocié avec les intérêts financiers un renflouement draconien qui fut ensuite approuvé par le Parlement, le Président Grimsson décida de soumettre cette décision à un référendum. Le peuple rejeta unanimement (93%) le plan de renflouement.
« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu », a déclaré Grimsson. « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »
En Islande, les activités en faillite furent séparées du reste des banques, ce qui permet aujourd’hui d’avoir un système bancaire au service de l’économie nationale.
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mercredi 9 septembre 2009
UNE PANDEMIE DE PROFIT
UNE PANDEMIE DE PROFIT
Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine dont on nous rabat les oreilles ?
1 million de personnes par an meurent dans le monde de
Les journaux n'en parlent pas!
2 millions d'enfants par an meurent dans le monde de
10 millions de personnes par an meurent de
Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue...
Les journaux mondiaux nous ont inondés d'informations à ce sujet... :
Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE !
On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles.
Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.
La grippe commune, tue un demi-million de personnes par an, dans le monde. Un demi-million contre 25 !
Un moment... Un moment s'il vous plaît !
Alors, pourquoi un tel remue-ménage - un scandale- autour de la grippe Aviaire?
Parce que derrière les poulets il y avait un "Coq", un coq à grande crête.
L'entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques.
Bien que l'efficacité du Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.
Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenu des millions de dollars de bénéfices.
Alors, en avant avec les oiseaux et maintenant avec les porcs.
Eh oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà.
Et je me demande: Si derrière les poulets il y avait un "Coq"... N'y aurait t'il pas derrières les cochons un "Gros Porc"?
L'entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n'est autre que le sinistre Donald Rumsfeld, secrétaire d'état à la défense de Georges Bush, l'artisan de la guerre contre l'Iraq...
Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.
La véritable pandémie est celle de l'argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé.
Je ne nie pas les précautions nécessaires qui sont entrain d'être prises par tous les Pays du globe.
Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l'annoncent les médias. Si l'OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne la déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.
Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ?
Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tous les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres.
Ne serait-ce pas la meilleure solution. Ou alors c'est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!
Avez vous remarqué que malgré le très grand risque lié à la prolifération de cette maladie, aucune précaution n'est prise à l'égard des destinations à risques?
Aucuns média ne se fait le relais de la prévention ni ne met sérieusement les gens en garde comme le voudrait le bon sens.
Demande-t-on aux gens d'éviter de se rendre aux états-unis? Non!
Que fait-on concrètement pour enrayer le risque de s'engager dans une pandémie? Rien!
Pourquoi? On est inscrit dans un contexte de crise financière ayant entraîné une crise économique. Une des plus graves que l'on ait connue.
Pour détourner l'attention du peuple et sa méfiance, et surtout relancer l'économie "florissante" et ultralibérale avec les mêmes personnes qu'avant, il faut une situation de crise visant les personnes dans leur intégrité physique.
On sait tous qu'en temps de crise, les gens se jettent sur les magasins pour faire des stocks de tout et de rien.
La preuve, certains font déjà des listes de survie pour pandémie.
On a vu ça avec les différentes guerres au 20ème siècle, les gens vont naturellement acheter plus et font des réserves.
Une guerre mondiale ne pouvant être déclarée (logique) rien de tel qu'une bonne pandémie!
N.B: Faites passer ce message afin que cette réalité sur cette pandémie soit dévoilée au plus grand nombre.
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vendredi 3 avril 2009
Changer ?
Changer
laurent joffrin
Le monde ne changera pas tout seul : tel est le véritable enjeu de ce G20 réuni à Londres aujourd’hui. Il est en effet un cliché dont il faut se débarrasser : la crise va bouleverser les structures du capitalisme contemporain. Funeste illusion. Le but politique des classes dirigeantes occidentales, il faut bien le savoir, se situe exactement à l’inverse. Pour elles, la récession qui s’est déclenchée il y a six mois n’est qu’une parenthèse désagréable qui doit aboutir à la restauration de l’ordre ancien. Le cycle ouvert par la victoire de Ronald Reagan en 1980 a créé un paradis pour les riches. Inégalité vertigineuse des revenus, baisse spectaculaire des taux d’imposition, retrait de la puissance publique et affaiblissement continu des valeurs collectives : c’est le monde qui s’est construit en trente ans sous la férule du tout marché. C’est le monde que les puissants veulent conserver à tout prix.
Pour y parvenir, ils sont prêts à toutes les concessions verbales. C’est la vieille maxime du Guépard: pour que rien ne change, il faut que tout change. De cette ruse probable de l’Histoire, on trouve un exposé lumineux dans un livre à paraître que chacun doit méditer, pondu par le Cercle des économistes et intitulé Fin de monde ou sortie de crise ? Les grandes démocraties peuvent se contenter d’injecter des liquidités dans l’économie et de toiletter les règles qui régissent le secteur financier. C’est la «sortie de crise». Elles peuvent aussi, écoutant l’aspiration des plus modestes, rétablir l’équilibre mondial entre solidarité collective et avidité individuelle. Dans ce cas, il leur revient de réformer les systèmes fiscaux dans le sens de la justice, de créer un secteur public financier qui rende aux peuples la maîtrise de la monnaie, d’instaurer une gouvernance européenne et mondiale de l’économie pour encadrer «l’exubérance irrationnelle des marchés», de réformer et d’étendre l’Etat-providence, de mettre fin au gaspillage dangereux des ressources de la planète. Dans ce cas, nous changerions progressivement de monde. Le haut de la société n’en veut pas. Les peuples le demandent : rarement réunion du G20 aura été aussi politique.
Économie 02/04/2009 à 06h51 Libération
samedi 18 octobre 2008
La crise : fable contemporaine
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La crise : fable contemporaine
Une fois dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois
qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun.
Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région,
partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme
en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes
diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.
Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15 $.
Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le
stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.
L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il
devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.
L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun.
Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant
s'occuperait des achats.
L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit
: « Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés.
Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez lui
vendre à 50$. » Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient,
certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les
singes. La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni
lui ni son patron. Les deux compères avaient disparu. Il ne restait que
des singes qui couraient dans tous les sens...
Bienvenue dans le monde de la bourse !
PS: Afin d'éviter tout problème :
les mots Subprimes, Produits dérivés, Titrisation, Stock options ont été remplacés par Singe;
les mots Clients, Pigeons, salariés ont été remplacés par Villageois
et SG, Fortis, Dexia, Hypo Real Estate, CE, CA, Calyon ont été remplacés par nos deux compères...
Auteur : Nadim Kalife, homme d’affaires, brillant économiste, enseignant dans une université togolaise.
lue sur le net, entendue sur rfi...
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lundi 6 octobre 2008
mardi 23 septembre 2008
« On nous dit que... »
MICHEL COLLON
Lundi, les Bourses plongent. Vendredi, elles regrimpent d'autant. Ce qui a changé ? Rien. La valeur réelle des entreprises ne se bouleverse pas comme ça.
On nous dit que l'humanité doit être dirigée par de tels « marchés », que le capitalisme est un système rationnel. On nous dit n'importe quoi.
D'où vient cette allégresse du vendredi à Wall Street ? Du Plan Bush. Vous vous rappelez ? Celui qui disait : l'Etat ne doit pas intervenir en économie. Allégresse, car l'Etat fera payer aux petites gens les crimes spéculatifs des grands. Ce qui évidemment ne fera qu'aggraver le marasme.
Et ça, vous l'avez entendu à la télé ?