Affichage des articles dont le libellé est guerre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guerre. Afficher tous les articles

samedi 1 octobre 2011

"Faire allégeance aux armes de la France", alors là... NON!


"Faire allégeance aux armes de la France", alors là... NON!



Non, parce que toute ma vie, je n'ai jamais fait allégeance à aucune arme quelle qu'elle soit. Pour mon "service national", j'ai participé à un autre combat, une autre guerre, celle du savoir contre l'ignorance en allant enseigner deux ans dans un des pays les plus pauvres du monde.



Non, parce qu'aujourd'hui, la France n'a plus d'armée nationale, mais une armée de mercenaires prêts à combattre n'importe où et pour n'importe quoi: Que font ils en Afghanistan? A quand cette armée contre le peuple de France?



Non, parce qu'aujourd'hui, la France n'est plus le patrimoine du peuple français. Elle a été privatisée et livrée aux mains d'une minorité qui se l'est appropriée. Je ne suis pas prêt à défendre les intérêts de ces gens là.



Et s'il est encore bon aujourd'hui de vivre en France, qu'en sera t il demain quand la minorité privilégiée au pouvoir aura achevé de démanteler ce qui reste de ses solidarités (Sécu, retraites, etc...)



Non, parce que si nous entrions en conflit avec un autre peuple, ce serait à cause de notre égoïsme ou d'intérêts inavouables et indéfendables (Karachi).



Non enfin, car il y a d'autres combats à mener aujourd'hui que celui des armes; combats contre la pauvreté, l'ignorance, la maladie... qui sont bien plus productifs pour la paix que l'allégeance aux armes



Jacques Lacour

1. octobre 2011

samedi 23 octobre 2010

les français sont des "cons"... pour Hervé Morin.

.

Ainsi dans un entretien diffusé cette semaine sur la radio Beur FM, le ministre de la Défense répond à une question du journaliste sur l’hostilité de l’opinion publique à l’égard de la politique de Nicolas Sarkozy concernant l’engagement français en Afghanistan.

Réponse d’Hervé Morin :

« C’est difficile d’expliquer à des cons… »

Et le ministre de ramer…

Puis il se reprend : « à des… à des hommes et des femmes… euh… qu’une partie de leur sécurité se joue à 7.000 kilomètres de chez eux ! »

Les Français pris pour des « cons » par un ministre, ce n'est pas nouveau, mais au moins là, on a la preuve par le son...


Mais, dans ce cas précis, les français savent que le con n'est pas celui qu'on croit.

Ils savent que personne, jamais, n'a soumis les afghans,

que leur guerre est une guerre sale qui tue beaucoup de civils et qui devient de plus en plus impopulaire, non pour la liberté ni même pour la sécurité, mais pour de vulgaires intérêts économiques,

et qui, au bout du compte n'aura fait qu'attiser la haine des populations contre l'occident et ce qu'il représente de colonialisme,

que la seule guerre qui mériterait d'être livrée là-bas, c'est la guerre du développement, mais hélas, celle là n'intéresse pas les puissants: s'ils avaient investi dans l'agriculture et dans l'économie les sommes dépensées pour la guerre, ils l'auraient gagné depuis longtemps cette guerre...

mais ils ont préféré les bombes... ils ne récolteront que la haine... et au bout du compte une république islamique



Et je vous propose aussi ce commentaire:
http://www.lepost.fr/article/2010/10/23/2278556_herve-morin-la-guerre-les-cons.html#xtor=AL-235


.

lundi 21 décembre 2009

réfugiés afghans: cette guerre n'est pas leur guerre!



Non, cette guerre n'est pas la leur!



Ainsi donc, les gens de l’UMP ont osé, osé dire des choses abominables

Indécentes, écœurantes :


«Je trouve un petit peu indécent que l'on s'apitoie sur leur sort, quand au même moment nos soldats se battent pour leur liberté. S'ils étaient des hommes, ils se battraient aussi pour leur liberté, sur leur territoire» le député Lucca.


«Les exilés Afghans (sic) feraient mieux d'aller faire la guerre chez eux»


Mais attention ! Cette guerre n’est pas leur guerre, ce n’est pas eux qui l’ont déclenchée…

C’est nous qui l’avons déclenchée pour défendre nos intérêts…

Et ceux qui viennent chez nous sont si peu par rapport aux centaines de milliers de gens qui ont fui le pays !


Pourquoi iraient-ils se battre contre leurs frères résistants,

Contre ceux qui ont basculé dans la violence victimes eux-mêmes de la violence.

Pourquoi se battraient-ils aux côtés des étrangers venus mener la guerre chez eux.

Pour des intérêts qu’ils ne comprennent pas et qui sont très obscurs.

Une guerre perdue d’avance et qui s’aliène chaque jour toutes les populations.

Une guerre pleine de bavures et que les gens là-bas ne comprennent plus.


Pourquoi sommes nous allés là-bas, puisqu’à la fin, nous devrons partir

Et laisser une république islamique quoiqu’il arrive

Parce que là bas, les gens n’ont pas connu autre chose que le système tribal

Et que la démocratie « à l’occidentale » est encore loin des mentalités.

A moins d’une révolution totale qui casserait un système clanique millénaire.


Pourquoi sommes nous allés là bas avec des canons et des fusils

Alors que les gens attendaient des tracteurs et des écoles, éventuellement un peu de viagra.


Pourquoi sommes nous allés là-bas répondre à la violence par la violence

En installant au pouvoir les plus pourris, les plus corrompus

Qui ne font que détourner toutes les aides internationales

Et vivent d’immenses champs de pavot pour alimenter le marché mondial de la drogue


Alors, oui, je comprends ces jeunes afghans qui n’ont pas encore envie de mourir

Oui, pas envie de mourir pour des causes qui ne sont pas les leurs.

Ces jeunes qui rêvent d’un monde sans guerre et sans violence

Et ils ont entendu, parce que Sarkozy l’a dit en campagne électorale,

que la France pouvait accueillir tous ceux qui souffrent persécution,

qu’elle serait généreuse pour tous ceux qui chercheraient asile.


Renvoyés chez eux, ils sont terriblement menacés

Par les talibans – je ne les aime pas – qui veulent les recruter

Par les mafias qui veulent leur prendre le supposé pécule reçu pour le rapatriement

Par leur armée qui veut les enrôler pour une bouchée de pain

Et qui ne saura jamais les protéger


Non, vraiment cette guerre n’est pas leur guerre


.

vendredi 30 janvier 2009

Retour de Gaza

Francis WURTZ

http://www.francis-wurtz.eu/releases.htm#270109

RETOUR DE GAZA

Compte-rendu sommaire de mon séjour à Gaza les 22 et 23 janvier 2009

J'ai pu, grâce à une association franco-palestinienne avec laquelle je coopère de longue date (l'association des Villes jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens), et grâce à diverses interventions diplomatiques, entrer dans Gaza, le jeudi 22 janvier dernier, après une attente de 24 heures à Rafah (frontière égyptienne).

Les interlocuteurs habituels de cette association -sans lien avec les autorités actuelles de la bande de Gaza- nous ont accompagnés à travers tout le territoire. Hormis des journalistes et des acteurs humanitaires, nous avons ainsi été parmi les tous premiers à découvrir "de visu" les horreurs de la guerre, du sud jusqu'au nord. Nous avons pu être au contact direct de la population, sur le terrain et chez les habitants, logeant dans des familles, partageant des collations avec des Palestiniens des camps de réfugiés les plus touchés, discutant de longues heures durant, dans l'obscurité d'une nuit sans électricité, avec des victimes qui ressentaient manifestement le besoin de se libérer en témoignant.

Nos principales étapes furent Rafah, Khan Younès, la ville de Gaza, Zeitoun, Jabalyia, Al Attatra. C'est au nord et à l'est de Gaza - ville que l'on découvre les pires dévastations et que l'on recueille les témoignages les plus accablants pour l'armée israélienne. En y allant, on comprend pourquoi les journalistes avaient été tenus à l'écart de l'offensive militaire!

Mais les traces de la terreur infligée pendant 22 jours et nuits à la population de Gaza sont visibles dès la première localité au sud du territoire: Rafah, une agglomération de 180 000 habitants dont 85% sont des familles de réfugiés. Nul besoin de guide. Les gens vous hèlent. Ils ont besoin de montrer au monde les destructions subies, de raconter le calvaire enduré, d'exprimer - au demeurant avec beaucoup de retenue et de dignité - les souffrances durables. Une nuée d'enfants vous suit où que vous alliez. "What is your name? How are you?" lancent-ils en riant. Ils s'amusent, demandent qu'on les prenne en photo, mais quand on les interroge sur la guerre, un petit gamin lâche: "on tremblait!"

Au centre de Rafah, la foule est dense autour d'un petit marché - on nous dit que les produits qui y sont vendus à des prix prohibitifs ont été introduits en contrebande par les fameux tunnels... C'est la rançon du blocus. Autour de nous, des maisons en ruines, des toits arrachés, des familles entières assises dans leur ancienne maison éventrée. Ils nous racontent: une seule frappe de F16 a suffi pour provoquer toutes ces destructions - en tout 80 impacts! C'était la nuit du 31 décembre...

On nous a dit, sans qu'il nous ait été possible de vérifier l'information, que la femme pilote de ce bombardier venait d'être condamnée en Israël à deux ans de prison pour avoir refusé de "finir le travail" par un second passage. Un viel habitant nous fait visiter sa "maison" - un taudis à ciel ouvert depuis le bombardement. "Il n'y a jamais eu d'arme ici, Monsieur!" répète-t-il. "L'avion n'avait pas de cible. Il nous a tous bombardés!". Malgré tout, le quartier grouille de monde. Chacun vaque à ses occupations quotidiennes. L'essence étant devenue inaccessible pour le plus grand nombre, la carriole tirée par un âne remplace souvent la camionnette. On se débrouille comme on peut. La vie est plus forte que les F16.

Une discussion s'engage avec le leader du camp de réfugiés de Rafah. C'est un homme mesuré et courageux. Il a déjà passé cinq ans de sa vie dans les prisons israéliennes et une autre période en résidence surveillée. Membre du Fatah, il connait de nouvelles difficultés depuis la prise de pouvoir du Hamas. Mais aujourd'hui, il ne veut parler que de la guerre "qui frappe l'ensemble du peuple de Gaza". Et pour lui, "Gaza, c'est l'âme de la cause palestinienne. Le revendication nationale est partie d'ici."

Près de Khan Younès, nouvelle illustration de la punition collective indistinctement infligée à la population. Ici, un vignoble entièrement ravagé. Là, une ... station d'épuration d'eau, servant tout le secteur, écrasée sous les obus des chars. Autour, toutes les maisons sont détruites, sauf un immeuble dont il ne reste que la carcasse. Nous y découvrons sur un mur un croquis sommaire des cibles voisines - dont la station d'épuration - annoté en hébreu... Sur place, toutes les personnes insistent: "il n'y a pas de combattants parmi nous. Pourquoi ils détruisent tout? Pourquoi ils tuent nos enfants?" L'exaspération est à son comble. En ville, nous nous arrêtons près d'une mosquée bondée: la prière du vendredi s'y est transformée en meeting politique contre ...Mahmoud Abbas et "tous les baratineurs. La foi et la persévérance sont notre force - y entend-t-on. Avec l'aide de Dieu, nous irons jusqu'à la victoire." A méditer par les partisans de la guerre pour "en finir avec le Hamas"...

Nous arrivons dans la ville de Gaza. Arrêt à l'une des écoles de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens: gravement endomagée par les bombes. Des voisins nous montrent sur leur portable les images insoutenables du déluge de feu qui s'est abattu sur la ville! Autre cible "militaire": le siège ...du Croissant rouge palestinien attenant à l'hôpital Qods! Il n'en reste, là encore, qu'une carcasse calcinée: les bombes au phosphore ont fait leur œuvre. Un peu plus loin, un énorme stock de médicaments a été détruit par les bombes. Bombardé aussi l'immeuble du service d'Etat civil. Ailleurs, c'est une fabrique de limonade qui a été détruite: on en retirera 27 cadavres. Là, c'est un jardin d'enfants: détruit. Puis le parc Barcelona - construit par l'Espagne: détruit. Près de là, un immeuble de 11 étages: détruit. Un peu plus loin, ... un cimetière: détruit!

Nous croyions avoir atteint les limites de l'horreur. C'était sans compter avec ce qui nous attendait à Zeitoun, à l'Est de la ville de Gaza. Devant nous, à perte de vue, un immense champ de ruines. Tout y est dévasté: maisons, fermes, usines. Il ne reste rien. L'odeur y est, plus de deux semaines après le drame, insoutenable. Les témoignages recueillis sur place nous glacent d'effroi. La presse, entretemps, en a relaté la substance. C'est là que la famille Samouni a perdu 33 de ses membres, dans un immeuble où les soldats israéliens, abondamment présents sur place, les avaient parqués depuis plus d'une journée sans nourriture et sans eau! Avant de les écraser sous les obus! Les récits des survivants vous laissent sans voix. Il s'agit de toute évidence d'un massacre délibéré de populations civiles. Avec, de surcroit, des actes d'une infinie cruauté. Les faits remontent au 5 janvier.

Deux jours après, c'est à l'est de Jabalyia, à, Ezbet Abed Rabbo, qu'a été perpétré, selon les dires de témoins, un autre épouvantable crime de guerre. Entre 13 heures et 14 heures, nous précise Khaled, trois chars ont approché de sa maison. Un haut-parleur leur intime l'ordre de sortir. Toute la famille s'exécute en arborant un chiffon blanc. Devant eux, deux jeunes tankistes mangent nonchalamment des barres de chocolat et des chips, sans leur adresser la parole. Soudain, un troisième soldat sort du char, tire, tuant deux petites filles de la famille et blessant la troisième. Pendant plus de deux heures, ils leur ont interdit de bouger avant de lancer au père des deux fillettes: "tu peux partir"!

Après un silence, Khaled poursuit: un voisin tente d'aider les survivants en approchant son ambulance. Les soldats lui font quitter le véhicule avant d'écraser l'ambulance avec un char. (Chacun peut, en effet, voir ce qu'il en reste.) Un peu plus loin, un autre voisin leur vient en aide, avec sa carriole tirée par un âne. L'homme et l'animal sont, à leur tour, abattus, affirme Khaled en nous donnant le nom de cette personne.

Ces allégations sont tellement graves qu'elles demandent naturellement à être vérifiées. La vision d'horreur à perte de vue accrédite en tout cas l'hypothèse d'un acharnement d'une violence et d'une cruauté à peine imaginables de la part de l'armée israélienne.

Nous arrivons à Jabalyia, grand centre urbain au nord. Le seul camp de réfugiés y compte plus de 100 000 habitants. C'est là qu'une (autre) école des Nations Unies a été bombardée: on retirera 47 corps des décombres. Le père de l'une des victimes, 24 ans, répète, désespéré: "on nous avait conduits ici pour être en sécurité. Nous n'avons plus d'endroit où nous mettre à l'abri." C'est la répétition de ces bombardements prenant pour cible des sièges des Nations Unies qui a conduit le Secrétaire général de l'ONU à se rendre sur place, peu de temps avant notre arrivée, et à y tenir des propos légitimement durs.
Autre quartier, autre champ de ruines, nouveau témoignage accablant: "ils sont rentrés chez nous", raconte d'une voix lasse et monocorde un vieux monsieur assis devant sa maison intacte. Il nous relate le drame vécu par sa famille: "ils les ont plaqués contre le mur, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Ils ont emmené mon fils de 42 ans au premier étage et ont tiré. Puis, en redescendant, ils ont dit à mon autre fils: "ton frère est mort. Tu peux appeler des secours." Mais quand il est sorti en levant les bras, ils lui ont coupé les doigts d'une rafale. Puis ils sont restés, empêchant l'ambulance d'approcher. Ils ont tiré aussi sur une voiture de l'UNRWA (ONU) venu pour aider ma famille, car mon fils y était employé depuis 20 ans. Un député arabe de la Knesset a pu être joint. Il a contacté Ehud Barak, le ministre de la défense, pour qu'il intervienne. Celui-ci a refusé, soulignant que "là où l'armée est présente, c'est elle qui décide". Quand ma famille a enfin pu voir mon fils, on s'est rendu compte qu'il n'était pas mort sur le coup. Ils l'ont laissé agoniser et perdre son sang! Il laisse huit orphelins. Cinq d'entre eux étaient présents quand ils ont tiré." Le vieil homme, prostré, s'est arrêté de parler.

Les témoignages sont également bouleversants dans un gymnase, une bibliothèque et une salle des fêtes du camp de réfugiés de la ville, transformés en centre d'hébergement pour 575 sinistrés du quartier, dont la plupart sont des femmes et des enfants. Les locaux sont bien entretenus mais la promiscuité y est insupportable. "Nous avons tout perdu" revient comme un leitmotiv. Une dame remercie une ONG d'avoir livré deux lits de camp. Une autre réclame "une vraie solution: pouvoir vivre en famille et que les enfants puissent aller à l'école." Quand nous nous retirons, une voix nous lance: "Ne nous oubliez pas! On compte sur vous! Dites-leur!" Nous ne les avons pas oubliés.

Le soir, nous nous retrouvons dans la cour d'un immeuble du camp de réfugiés. Les voisins affluent. Surtout des jeunes. Nous sommes vite une quarantaine, assis autour d'une simple lampe-torche. Pas d'électricité ni de gaz. On répare. Quelqu'un est allé chercher le gynécologue dont les cris de douleur en direct à la télévision israélienne ont fait le tour du monde. C'est un voisin. Il était ce matin sur la tombe de ses deux petites filles tuées par une bombe alors qu'il répondait par téléphone à un journaliste israélien. Nous ne le verrons pas ce soir. Il est à Tel Aviv où il a repris son travail au grand hôpital...

On nous sert thé et café, puis la parole se libère... Vous imaginez. Vers minuit, une heure, nous prenons congé, en promettant de révéler ce que nous avons vu et entendu et d'agir en conséquence: pour l'aide d'urgence, la levée du blocus et l'ouverture des accès à Gaza; pour l'envoi d'une force internationale de protection des populations; pour la mise sur pied d'une commission d'enquête internationale afin que toute la vérité soit établie et tous les responsables punis; pour une politique beaucoup plus offensive de l'Union européenne en faveur d'une paix juste et durable au Proche Orient .

Cela suppose avant tout plus de courage et d'indépendance politique, pour ne pas laisser passer des opportunités historiques comme l'Initiative de paix arabe de 2002 et 2005 - qui permettait la normalisation des relations de tout le monde arabe avec Israël en contrepartie du retour aux frontières de 1967! - ou le gouvernement d'unité nationale palestinien de 2007 constitué sur les mêmes bases entre Mahmoud Abbas et le Hamas. Cela suppose plus généralement une relation avec Israël reposant, non plus sur la complaisance et l'impunité, mais sur le strict respect du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies.

Vérité, justice, paix... Après tout, nous ne demandons qu'à voir traduites en actes les "valeurs européennes"...

Bruxelles, le 27 janvier 2009

dimanche 25 janvier 2009

A propos de Gaza

.

Que dire ? que faire devant l'horreur?
des amis qui préparent une déclaration me demandent quelques éléments,
voici ce que je leur ai envoyé:

= les raisons invoquées pour entrer à Gaza sont fausses:
Les roquettes sont dérisoires.
Israël sait parfaitement qu'il ne peut faire tomber le Hamas de cette façon.
Et si ce n'était que pour des raisons électorales immédiates, alors, ce serait ignoble...
mais cette agression était planifiée depuis longtemps...
peut-être depuis la découverte de gisements de gaz au large de Gaza...

= je suis révolté et scandalisé
de cette agression violente et disproportionnée contre un peuple chassé de sa terre, confiné dans un véritable camp de concentration, coupé de tout, dépendant uniquement de l'aide internationale et ainsi condamné au désespoir et à la violence. (ce confinement me fait penser parfois au ghetto de Varsovie)

L'armée de Tsahal est entrée dans ce territoire pour tuer et pour terroriser une population qu'elle espère voir fuir à plus ou moins long terme pour prendre les territoires (et les éventuels gisements de gaz). Israel ne veut pas d'une paix dans les frontières de 1967: nous en sommes tous maintenant témoins.



= je suis révolté et scandalisé
de l'utilisation d'armes nouvelles et expérimentales contre les populations civiles: uranium appauvri, DIME, bombes au phosphore. C'est une barbarie calculée et inacceptable.



= je suis révolté et scandalisé
parce que les bâtiments de l'ONU ont été bombardés: non respect de la communauté internationale dont Israel se moque des décisions et des règles. alors que c'est d'elle seule qu'elle tient sa légitimité actuelle.
parce qu'un hôpital au moins a été bombardé: non respect des conventions internationales élémentaires
parce que des écoles ont été bombardées: mépris du droit à la vie de ces enfants dont 300 ont été massacrés dans cette tuerie.



= je suis révolté et scandalisé
parce que les Etats Unis ont soutenu cette agression et ont fourni ces armes "expérimentales"
parce que l'Union Européenne se tait devant ce massacre et laisse faire.
parce que les dirigeants des pays arabes divisés n'ont rien fait pour leurs frères.

Avec le secrétaire général des Nations Unies, horrifié par le spectacle de sa récente visite,
je réclame une enquête et des sanctions.



Tous aujourd'hui savent que l'armée de Tsahal a commis des crimes de guerre à Gaza. Cela se confirme par la décision du gouvernement israelien de mettre en place des mesures pour couvrir les criminels et il en charge la "justice":

"Le ministre de la Justice d'Israël, Daniel Friedman, est désigné par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert pour diriger une équipe interministérielle qui coordonnera la défense juridique de responsables civils et militaires israéliens contre des demandes de poursuites pour "crimes de guerre", notamment auprès d'instances internationales. Par ailleurs, la censure militaire a déjà pris les devants en interdisant la publication de l'identité des chefs d'unités engagées dans l'offensive dévastatrice dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, de crainte qu'ils ne soient poursuivis pour crime de guerre."





Pourquoi j'ai écrit ces mots ?
Ces quelques lignes ne sont qu'un brouillon -- et je souhaite encore le corriger --, mais devant de tels faits, il est bien difficile de réfléchir sereinement et nous devons pourtant nous entrainer à trouver les mots pour dire ce dont nous venons d'être les témoins, impuissants et horrifiés pour la plupart d'entre nous. Me taire me semblerait participer à ce crime.




Dans la tradition judéo-chrétienne qui m'a baignée, je ne peux m'empêcher de penser à ce peuple bien aimé, choisi avant tout autre peuple pour faire le premier l'expérience de la tendresse et de la fidélité de Dieu; pour être le premier arraché à la barbarie: N’écrase pas l’autre ; meurtre pour meurtre, œil pour œil, dent pour dent, surtout ne dépasse pas !... « De quoi Israël est il devenu le nom aujourd’hui ? » Qu'a t il donc fait de cette loi qui devait être signe pour l'humanité entière ?

.

vendredi 7 novembre 2008

5.400.000 morts en RDC depuis 1998: ça suffit!

Une pétition à signer avec Oxfam France

5.4 millions de morts, c'est le nombre de victimes du conflit en République démocratique du Congo (RDC). Ce conflit, qui dure depuis 1998, est le plus meurtrier au monde depuis la seconde guerre mondiale.

La semaine prochaine, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes se rendra à Bruxelles pour rencontrer ses homologues européens. D'autre part, le Conseil de sécurité des Nations unies, dont la France est membre permanent, a décidé de se réunir très prochainement pour réexaminer le mandat de la MONUC, la force internationale présente en RDC.

La France, présidente en titre de l'Union européenne, est donc en position forte pour faire changer les choses. Elle doit s'assurer que la communauté internationale agisse en faveur des populations en danger au Congo. Ce massacre doit cesser !

Vous pouvez agir. Mobilisez-vous avec Oxfam France - Agir ici en signant la pétition urgente adressée à Bernard Kouchner !

Pour en savoir plus, rendez-vous vite sur www.oxfamfrance.org/rdc

L'équipe d'Oxfam France - Agir ici

Ps : la mobilisation du plus grand nombre est indispensable ! Merci de faire suivre cet email à tous vos contacts dès aujourd'hui.

Oxfam France - Agir ici est une association citoyenne de lutte contre la pauvreté et les injustices dans le monde.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.oxfamfrance.org