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jeudi 4 septembre 2008

A l’occasion de mon anniversaire (le 200° post)


J’essaye un poème…

Il y a 58 ans… C’était le 30 août, à 20 heures,
Dans une petite, toute petite ferme de la rue des patureaux,
A Aingeray, « quelque part en Lorraine ».
Il pleuvait encore en cette fin d’été
Et les moissons n’étaient pas entièrement rentrées,
Ma mère pleurait.

Ils m’ont fait un jour, rejouer ma naissance :
« Mon Dieu, qu’il faisait froid »
Et je suis entré dans ce monde inquiétant,
Marqué déjà par le souci de demain
J’étais en ce temps le quatrième,
Sept autres sont venus après, mais pas tous à la ferme !

Les pages de la vie se tournent, tournent très vite,
Et déjà beaucoup sont partis, trop vite,
Avec qui j’ai marché au fil de mes jours.
Ils me sont en ce jour tous présents.
Bernadette ma soeur avait 19 ans
Et la maman de maman 102 !

La longueur des années, c’est juste un cadeau,
A recevoir, les deux mains ouvertes,
Nous n’y pouvons, ma foi, rien
Sauf nous en émerveiller chaque matin
Juste dire un immense merci à la vie qui vient,
Et à l’Auteur de la Vie, simplement merci.

Je fête ce nouvel anniversaire
Ici, au milieu de ceux que j’aime,
Que je sers et avec qui je vis aujourd’hui
En terre africaine si douloureuse et joyeuse.
58 ans, c’est plus que l’espérance de vie ici,
C’est déjà une autre vie, une deuxième vie.

Mais c’est mille fois promis,
Si Dieu me prête vie, l’année prochaine,
Je le fêterai avec vous qui m’êtes aujourd’hui si loin
Vous tous qui ne m’oubliez pas là bas.
Vous tous de cet autre pays que je n’oublie pas :
Le temps et les distances n’ont pas réussi à nous séparer.

S’il est un vœu que je veux faire,
Pour le temps qui me sera encore offert,
C’est d’essayer d’aimer plus, d’aimer mieux.
C’est d’ouvrir les yeux sur la misère
Pour lutter et la combattre.
Pour que chaque homme puisse vraiment vivre.

Et d’ouvrir les yeux sur la beauté du monde,
Pour sans cesse m’en émerveiller.
Et me préparer à la rencontre de l’Eternel Amour
Qui me rassasiera de Vie pour toujours
Bien plus que je ne pourrais l’espérer
Avec tous ceux que nous avons aimés


A Koudougou, le 30-08-2008
Jacques Lacour ( jacqueslacourbf@yahoo.fr )


dimanche, 31 août 2008

Dans le sillage des béatitudes…


Dans le sillage des béatitudes…

J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès,
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses
Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.

J’avais demandé la richesse pour que je puisse être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.

J’avais demandé le pouvoir pour être apprécié des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse, afin que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’avais demandé un compagnon afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un cœur, afin que je puisse aimer tous mes frères.

J’avais demandé des choses qui puissent réjouir ma vie ;
J’ai reçu la Vie afin que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé ;
Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.

Presque en dépit de moi-même,
Mes prières informulées ont été exaucées.

Je suis parmi tous les hommes, le plus richement comblé.


(texte anonyme, gravé sur une tablette de bronze,
Dans un institut de réadaptation, à New York)


mercredi, 27 août 2008

Merci


Au cours du long voyage en autocar qui m’a emmené à Koulikoro, au Mali, des mots me sont venus que je voudrais partager avec vous… des mots pour dire merci.

Merci !

Juste pour m’émerveiller encore et encore de la Vie !
Pour dire que, quoiqu’il arrive, la Vie l’emporte toujours
Et qu’à chaque instant, elle se manifeste,
Elle se révèle aux yeux attentifs des observateurs du monde,
Des guetteurs de bonheur…

Merci pour ce visage d’enfant qui m’a souri,
Je ne faisais pourtant que passer, j’étais étranger.

Merci pour ce verre d’eau offert avec tant de bonté
Au moment de l’escale déjà dans la nuit, où nous étions si fatigués.

Merci pour cette jeune femme au visage lumineux
Qui s’est tournée vers moi, m’offrant beauté et amitié,
Et sa présence si apaisante

Merci pour ces jeunes en quête de vérité,
Pour eux, pour leur vie, pour ceux qu’ils aiment,
Avides d’une parole qui leur ouvre les secrets de l’intériorité.

Merci pour celui là qui vient vers moi,
Me dire qu’il a hérité du pouvoir traditionnel
Et qu’il essaie de le vivre autrement
Plus pleinement, plus humainement

Merci pour le chauffeur qui a fait ses vingt heures
Que nos contradictions ont fatigué, sans jamais l’épuiser.

Merci pour toutes ces rencontres,
Pour ces hommes et ces femmes qui aspirent à un monde plus vrai,
Plus humain, plus solidaire, plus convivial.

Merci pour ceux qui cherchent, au-delà de la déchirure,
Cette synthèse impossible entre tradition et modernité ;
Il faudrait greffer, il faudrait tailler, il faudrait inventer
Il faudrait choisir un choix encore impossible.

Instants fugitifs d’humanité profonde dans l’instant d’un voyage
Qui me font deviner les traces de Dieu
Dans ce monde si désorienté

Merci à Toi, Dieu qui marches avec nous !


voir quelques photos:
http://picasaweb.google.com/jacqueslacourbf/Koulikoro2008ForumDesPeupes
http://www.flickr.com/photos/alexhereandthere/sets/72157606147893280/
http://www.forumdespeuples.org/

samedi, 12 juillet 2008

mercredi 3 septembre 2008

Trois beaux textes


Le plus...

Le plus grand handicap : la peur.
Le plus beau jour : aujourd’hui.
La chose la plus facile : se tromper.
La plus grande erreur : abandonner.
Le plus grand défaut : l’égoïsme.
La pire banqueroute : le découragement.
Les meilleurs professeurs : les enfants.
Le plus grand besoin : le bon sens.
Le plus bas sentiment : la jalousie.
Le plus beau présent : le pardon.
La plus grande connaissance : DIEU.
La plus belle chose au monde ; l’amour...

Comment dire: Espérance?

Un missionnaire en Afrique était en train de traduire le Nouveau Testament dans la langue de la région où il se trouvait. Il butait sur le mot espérance, car il ne trouvait aucun correspondant dans le dialecte local. Par ailleurs, il avait adopté un enfant malade, rejeté par sa famille. Il savait que cet enfant était condamné par la maladie ; il le soignait du mieux qu’il le pouvait. Ce qui devait arriver survint et l’enfant décéda. Le missionnaire en fut très affecté mais il décida de ne pas pleurer lors des funérailles pour bien montrer que Dieu est plus fort que la mort. Après l’enterrement, un non chrétien vient le voir et lui demande pourquoi il n’a pas pleuré :

N’es-tu pas triste de perdre ce garçonnet ?

Si, bien sûr ! répond le prêtre « mais tu sais bien que mon Dieu est plus fort que la mort, c’est cela qui me console !

Je sais, vous les chrétiens, vous avez des yeux qui voient au-delà de l’horizon !

« Des yeux qui voient au-delà de l’horizon ! » le missionnaire avait trouvé la traduction du mot espérance dans la langue du pays.


Si vous rencontrez un ange

Chaque jour, autour de nous, des anges d’ici bas,
par leurs gestes quotidiens…
font sourire davantage tous ceux qui les entourent…

Les anges d’ici bas construisent des ponts au lieu de murs.
Ils ne jouent pas à cache-cache avec la vérité
Et ils n’ont pas d’arrière pensées.
Ils sont en général les seuls à comprendre
ce que nous supportons ;
S’ils sentent que vous souffrez,
Ils font tout leur possible pour vous aider.

Les anges d’ici bas comprennent les difficultés
Et vous donnent toujours le bénéfice du doute.
Ils ne demandent pas aux autres de se conformer à des principes
Auxquels ils ne peuvent pas eux-mêmes se plier.
Les anges d’ici bas possèdent exactement
Ce qu’on entend par « beauté intérieure ».

Les anges d’ici bas n’ont jamais de rancune
La seule chose qu’ils désirent, c’est vous.
Ils vous tiennent la main
quand vous avez besoin d’être un peu réassuré.

Ils marchent à vos côtés quand vous avez besoin
d’un peu de conseils et de direction dans votre vie.
Ils vous aident quand vous essayez de faire ce qu’il faut.

Les anges d’ici bas multiplient vos sourires
Et augmentent votre intégrité.
Ils vous font penser que vous comptez vraiment
Puis ils vous prouvent discrètement
A quel point cela est vrai et agréable.

Si vous rencontrez un ange comme cela,
Vous aurez une chance incroyable.

Si quelqu’un se conduit comme un ange avec vous
Il ne faut pas manquer de le lui dire,
Car c’est le plus beau compliment que vous puissiez lui faire…
Tous les jours et durant toutes les années de votre vie.

Merci d’être mon ange d’ici bas.

(Emilia Larson)

jeudi, 17 janvier 2008

Fable pour les temps qui courent


Le Corbeau, le lapin et le renard (pour le XXI siècle)
D’après Jean de La Fontaine.


Un corbeau sur un arbre était perché
A rien foutre de toute la journée.

Un lapin voyant ainsi le corbeau,
L'interpelle et lui dit aussitôt :

Moi aussi, comme-toi, puis-je m'asseoir
Et rien foutre du matin jusqu'au soir ?

Le corbeau lui répond de sa branche :
Bien sûr, ami à la queue blanche,
Je ne vois ce qui pourrait t'empêcher ce repos.

Blanc lapin s'asseoit alors par terre,
Et sous l'arbre reste assis à ne rien faire

Tant et si bien qu'un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,

S'approchant du rongeur en silence,
D'une bouchée en fait sa pitance.


Moralité :
Pour rester assis à rien branler,
Mieux vaut être très haut placé.


mercredi, 21 novembre 2007 -

Par les petits chemins nous passerons


Un poème de Marie NOEL

Par les petits chemins nous passerons
Nous qui sans fin petites gens serons.

Par les chemins usagés de l’Amour,
Avec nos pauvres pieds de chaque jour

L’Amour, nous tous qui sommes portefaix
Le porterons comme Jésus a fait

Avec nos corps nous trouverons l’Amour.

Avec nos mains maladroites, nos mains,
Qui sans voir clair, partageront du pain.

Avec nos pieds qui descendent au puits
Puiser de l’eau pour faire boire autrui.

Avec nos cœurs qui ne sont pas savants
Nous trouverons l’Amour comme un enfant

L’Amour dira tout bas la Vérité
De porte en porte à notre obscurité.

Par les petits chemins nous passerons



mercredi, 14 novembre 2007

Si tous les gars du monde....

Si tous les gars du monde

Paroles: G. Van Parys. Musique: M.Achard 1957

Si tous les gars du monde
Décidaient d'être copains
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
Le bonheur serait pour demain

Ne parlez pas de différence
Ne dites pas qu'il est trop blond
Ou qu'il est noir comme du charbon
Ni même qu'il n'est pas né en France
Aimez les n'importe comment
Même si leur gueule doit vous surprendre
L'amour c'est comme au régiment
Il n'faut pas chercher à comprendre

J'ai mes ennuis et vous les vôtres
Mais moi je compte sur les gars
Les copains qu'on ne connaît pas
Peuvent nous consoler des autres
Tous les espoirs nous sont permis
Le bonheur c'est une habitude
Avec deux cent millions d'amis
On ne craint pas la solitude

Si tous les gars du monde
Devenaient des copains


samedi, 26 mai 2007

Mon amour à moi...


L’amour honoré

Du journal « Le Pays » -le coin du poète- (15 mars 2007)


Mon amour à moi est une fontaine de vie !
Il a fait un vœu avec toutes les femmes de Nubie,
Mais aucune n’a arraché de lui le pacte de survie ;
Les cloches de son cœur sont longtemps restées en sursis,
Jusqu’à l’instant féérique de cette explosion de rubis ;
Les papillons et les marguerites en sont encore ahuris ;
Mon amour à moi est une fontaine de vie

Celui que j’aime est une fontaine de sagesse !
Malice et pragmatisme sont le lot de son palmares,
Tandis que Don Juan professe vice et maladresse ;
Avec lui sel et mayonnaise sont dosés avec adresse,
Si bien que soupe et marmelade sont toujours digestes ;
Avec lui la super-quinine a une saveur de sucrette ;
Celui que j’aime est une fontaine de sagesse !

L’honoré de mon cœur est une fontaine de bonheur !
Aucun mâle ici bas ne m’a autant fait honneur ;
Avec moi au rendez-vous de ce grand bonheur,
Les êtres et les choses de la terre chantent en chœur ;
C’est au prix de grands sacrifices et de durs labeurs,
Que son âme tout entière s’est fondue dans mon cœur ;
L’honoré de mon cœur est une fontaine de bonheur !

Mon amour à moi est un refuge assuré !
Quand sonne le doute au milieu de la nuit fissurée,
C’est lui qui rassemble les étoiles pour me rassurer ;
Son sourire radieux est un bémol toujours désiré ;
Son amour pour moi ne pourra jamais être mesuré
Mais je vous la lirai fidèlement en écrivant son épopée !
Mon amour à moi est un refuge assuré.

(Mme Honorine KABRE/YABRE) ENSP Ouagadougou.

dimanche, 15 avril 2007 -