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mardi 10 février 2009

françafrique: on assassine ?

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Dette, pétrole et dictature

Biens mal acquis :

un 21 janvier de sinistre mémoire La Cellule Françafrique entre tristesse, honte et indignation après l’incendie meurtrier à Brazzaville

Le 7 février 2009, par Jean Denard,

Après que l’affaire des biens mal acquis a, selon toute vraisemblance, fait ses premières victimes, au Congo-Brazzaville, la Cellule Françafrique veut exprimer sa plus vive émotion et sa colère. Nous réitérons notre admiration et notre soutien indéfectible à tous ceux et celles qui, au risque de leur vie, refusent le pillage criminel de leur pays par le régime Sassou Nguesso.

Alors que les funérailles de l’opposant congolais se tenaient aujourd’hui 6 février, Nicolas Sarkozy, qui se rend au Congo-Brazzaville fin mars, doit sans tarder exiger une enquête indépendante sur les circonstances de l’incendie meutrier.

Le 21 janvier 2009 restera de sinistre mémoire pour les Congolais qui militent contre la criminalité économique du régime Sassou Nguesso, et toux ceux qui leur sont solidaires.

A Brazzaville, un incendie a tué la femme et les deux enfants de 9 et 11 ans de Bruno Jacquet Ossebi, journaliste franco-congolais de mwinda.org et animateur d’un site web dénonçant les biens mal acquis du clan Sassou. Il avait, le premier, envisagé de rejoindre les plaignants dans la plainte déposée à Paris à ce sujet. Lui-même, brûlé au deuxième degré, est mort quelques jours après, à Brazzaville.

Le même 21 janvier à Saint-Ay, près d’Orléans, Benjamin Toungamani a lui aussi vu son pavillon partir en fumée, sans faire de victime. Ce Congolais avait renoncé, sous la menace, à se porter partie civile, aux côtés de Transparence International et Survie, dans la récente plainte sur les biens mal acquis déposée auprès du Parquet de Paris.

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mercredi 3 septembre 2008

Pourquoi prêter autant aux dictateurs ?


France, Afrique et dette odieuse

Le 2 mai 2008, par Jean Denard,

Pendant la guerre froide et après, la France et les pays riches ont financé massivement des régimes en sachant que ceux-ci opprimaient leurs populations... et on voudrait que ces mêmes populations, en plus, remboursent Bercy et ses accolytes ?

Pour beaucoup de mouvements sociaux en Afrique et ailleurs, la dette est perçue comme une nouvelle forme d’esclavage : une fois étranglé par un endettement intenable, vous êtes à la merci de votre créancier.

C’est la mécanique utilisée par les pays occidentaux pour "fidéliser" des régimes pourtant peu recommandables. En jeu : un alignement politique derrière Washington, Londres ou Paris, et surtout l’ouverture des marchés, la privatisation des services publics et des sous-sols...

Rembourser une dette n’est pas toujours aisé quand on a les caisses vides : plusieurs pays ont choisi, pour faire face à leurs problèmes de trésorerie, d’hypothéquer les ressources naturelles de leur pays, pour 5 ou 10 ans et à des tarifs bradés, en échange d’argent frais illico. On découvre ainsi que les pays les plus riches en matières premières sont aussi, paradoxalement, les plus endettés d’Afrique. L’Angola et le Congo-Brazzaville en sont l’illustration.

La rupture de la France avec les dictateurs n’est envisageable que si Paris acepte de regarder le passé en face, et d’assumer ses fautes. Reconnaître qu’on a prêté à Mobutu, Houphouët, Sassou, Moussa Traoré, Abacha, Bongo, Dos Santos, Bokassa, Eyadema, Ahidjo, Biya, Déby et consorts mais aussi Duvalier, Ben Ali, Marcos, Suharto, Saddam, etc. sans guère se soucier que l’argent bénéficie aux populations, est une étape indispensable pour que la France puisse à nouveau être entendue quand elle prétend "moraliser" les relations internationales. Tant qu’elle fera payer aux populations les plus pauvres les errements de sa politique étrangère, en exigeant d’elles le remboursement d’une dette dont elles n’ont jamais vu la couleur, la France restera inaudible.

Pour demander, en préambule à une rupture véritable avec les dictateurs africains, un audit de la dette odieuse et l’annulation de ces dettes sous contrôle citoyen, quelques clics suffisent : www.detteodieuse.org

http://www.cellulefrancafrique.org/Pourquoi-preter-autant-aux.html


samedi, 10 mai 2008