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mercredi 3 septembre 2008

Zachée, vous connaissez ?

L’Evangile de ce dimanche

Aujourd’hui, je ne prêche pas dans une église.

Je me laisse imprégner par l’Evangile de Zachée (Luc 19,1-10), vous savez, cet homme trop petit et trop mal aimé qui, de la foule, ne peut voir Jésus.
Il monte sur un arbre, se laisse interpeller et inviter par ce Jésus qu’il désirait tant connaître.
Et voilà que sa vielle demeure s’écroule, habitée soudain par quelqu’un dont le regard le bouleverse…

Avant, sa vie n’était que course à l’argent et le métier qu’il exerçait à l’époque – agent du fisc – lui facilitait assez bien la tâche ! L’ « âpreté au gain », l’ « accumulation des richesses » remplissait une vie très triste de solitude habitée par d’immenses vides à combler.

Soudain aimé pour lui-même par cet étrange Jésus, son regard sur la vie change ! Et soudain l’argent qui était au centre de sa vie n’est plus rien, il est prêt à donner, à rembourser, à réparer ses torts ! Les autres enfin, avec leurs souffrances et les injustices qui les ont accablés, les autres enfin entrent dans sa vie.

Zachée, c’est clair, maintenant, tu ne seras plus jamais riche comme avant, mais n’aies crainte, tu as trouvé le chemin du bonheur. Le chemin vers les autres, le chemin vers Dieu.

Père Jacques Lacour.

J’ai écrit ce petit commentaire après en avoir lu un, publié sur ZF (Vatican) qui dit ceci : « Dans ce texte, Jésus ne condamne pas la richesse, mais le mauvais usage de la richesse »
Zéro pointé, hors sujet ! Dans ce texte, Jésus parle non de la richesse (qu’on ne peut servir qu’en abandonnant Dieu et dont Jésus ne fait jamais l’éloge), mais il parle de la conversion… d’un changement de centre : On passe d’un « Zachée centré sur la recherche de l’argent » à un « Zachée attentif aux autres parce qu’il s’est senti aimé ». Sa richesse n’est plus que balayure… L’Amour est plus grand !


dimanche, 4 novembre 2007 -

mardi 2 septembre 2008

Qui oserait parler ainsi encore aujourd'hui ?

Et pourtant ce sont les paroles que tous les catholiques pratiquants ont entendu ce matin dans la deuxième lecture de la célébration eucharistique...

Mon Dieu, ouvre mes oreilles pour que j'entende!

De la lettre de Saint Jacques...

"Eh bien, maintenant, les riches !
Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver.

Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers.
Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous : elle dévorera vos chairs ;
c'est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours !

Voyez : le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des Armées.
Vous avez vécu sur terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage.
Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste pas...."


(1° octobre 2006)